10.06.2009
Vous reprendrez bien un peu de Wroclaw...
Comme ma motivation à écrire mon dernier essai n'a d'égale que ma propension à procrastiner à mort, je me déculpabilise en nourrissant mon blog. Voici quelques photos de Wroclaw aux beaux jours.
18:48 Publié dans Wroclaw, la ville au nom imprononçable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.05.2009
Veni, vidi, redii
Me voilà de retour après moult péripéties sur mon trajet entre la Pologne et la République tchèque. Pour résumer il y avait un accident sur la ligne, j'ai donc dû prendre un train, puis un bus, puis un train pour arriver avec deux heures de retard à Prague. J'ai malgré tout fait des rencontres amusantes sur le chemin, j'en parlerai plus tard. Disons que j'ai eu l'impression d'être projetée le temps de quelques heures dans un film de Kusturica à ses débuts.
Petite mise à jour des liens : Lulu, qui n'est effectivement plus à Torun, ni à Rottmersleben, mais bien à Passau en Bavière (priez pour son accent, elle ne parlera plus jamais allemand de la même manière... :)).
Il y a aussi Romain qui est arrivé il y a près d'un mois à Wroclaw pour son stage et qui vit dans le crayon. Il y a pas mal de photos de la ville par chez lui.
J'en profite pour remercier les quelques personnes qui sont arrivées ici en tapant sur Google "bar" (comme si je ne passais déjà pas assez pour une alcoolique), "voulez-vous du beurre" (oui, merci), "envoyée au bled par la famille" (non, mes parents ne m'ont pas exilée de force) et surtout "CRS SS". Je doute qu'il ait trouvé ici ce qu'il cherchait, mais l'association ne me déplaît pas. Quand on a un blog c'est un peu le début de la gloire d'avoir des mots clefs improbables...
Une p'tite photo de Prague pour ne pas poster à blanc :
02:22 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.04.2009
Prague, me (re)voilà !
Encore, me direz-vous !
Je profite de ce que Aanor et Louise quittent leurs pizzas et leur chianti et se rendent chez les tchèques Emilie et Killian pour y retourner également. Tant pis pour le concert de Deep Purple de samedi, j'ai trouvé preneuse pour ma place et je pars demain après-midi pour la belle Prague, les bras chargés de vodka. Ca sera encore un loooong voyage en train, mais je ne manque jamais de quoi m'occuper.
J'ai aussi mis à jour les liens du blog !
A présent il y a Aby qui vit ici à l'Olowek et met exclusivement des photos (quoique pas depuis un moment, mais je suis mal placée pour critiquer l'irrégularité des mises à jour).
Egalement Pierre qui se balade au Japon et est actuellement à Osaka.
Et enfin Lauri qui vient d'ouvrir son blog. Uniquement en finnois pour le moment, mais je ne doute pas qu'il en fera un blog polyglotte.
Sur ce j'ai des bagages à préparer !
23:13 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Lato już tutaj !
Hé oui, le printemps est là, voire même l'été à en juger par les températures avoisinant les 20-25° depuis quelques semaines. En ce moment ma vie se résume à mes quelques cours, les terrasses de la vieille ville, les parcs sur les îles bordant l'Ostrow Tumski, les restaurants asiatiques (où comment claquer 100 zl en une soirée), le soleil qui me réveille à 6 h du matin (en général je me lève, je prends une photo parce que c'est beau et je me recouche, faut pas déconner non plus) et mon voisin du dessus qui fornique à tout va (histoire de me rappeler que oui, c'est bien le printemps). Je me suis dit que c'était le bon moment pour parler des quelques choses atypiques de la Pologne qui me ramènent quotidiennement à mon statut d'expatriée et m'émerveillent, me gonflent ou m'amusent (ou les trois).
Tout d'abord je vais parler de ce qui aujourd'hui m'a donné l'idée d'écrire cet article : l'administration ! (le mieux c'est de le dire avec une musique de film d'horreur en fond, genre "red is dead", et le roulement du tonnerre) Comment décrire cet immense, dantesque, incompréhensible bourbier qu'est l'administration polonaise ? Peut-être avec des exemples.
Je suis allée aujourd'hui renouveler ma carte d'étudiante polonaise car le tampon n'était valide que jusqu'au 30 mars (oui, je prends mon temps). Je vais d'abord au bureau international car je ne me souvenais plus dans quel bâtiment j'avais été au mois d'octobre. Après avoir vérifié que mon nom était bien sur la liste des erasmus du second semestre la référente me donne un papier avec l'adresse dessus. Bien, le bâtiment est à 100 m. Je me rends dans ledit bâtiment et je rentre dans le bureau. Là, scène typique : 3 étudiants à attendre et 3 femmes derrière l'espèce de comptoir. Vous connaissez la blague des techniciens de chez Microsoft qui changent une ampoule ? Celle où il en faut 2 pour tenir l'échelle et un pour visser l'ampoule ? Et bien c'était un peu ça. Il y en avait une qui travaillait et les deux autres buvaient leur café en discutant, nonchalemment appuyées contre une table. Mais ceci faisant partie des choses qui ne me choquent plus vraiment j'ai à peine noté la situation.
Je demande donc à ce que ma carte soit tamponnée à nouveau. Et là elle m'explique que n'ayant pas les listes, et donc ne sachant pas si j'étais encore étudiante à l'université de Wroclaw, elle ne peut me délivrer ce cachet. Je lui demande d'appeler le bureau international pour régler l'affaire (d'ailleurs, pourquoi le bureau international aurait les listes et pas le bureau de la fac d'histoire ? Mystère...), sur quoi elle me répond que leur bureau n'est pas en contact avec l'internationale et qu'elle ne peut appeler (quoi, même pas un petit numéro de téléphone sur un petit bout de papier ?). Retour à l'envoyeur, je retourne au bureau international. J'ai une demi heure pour régler le problème car les deux administrations ferment à 14h.
Au bureau international l'aimable référente appelle le bureau d'où je viens, leur explique que je suis sur les listes et finit par me donner une copie de la liste avec le cachet et la signature du bureau international (desfois que j'aie inventé une vingtaine de noms, prénoms et dates de naissance de gens venant du monde entier - surtout du Kazakhstan, je suis une spécialiste des noms de famille kazakhstans - juste pour faire croire que je suis encore étudiante ici...) que je dois porter à l'autre bureau.
Et voilà, 45 min pour avoir mon Graal : un cachet sur une carte d'étudiant (ce qui me permet entre autre d'avoir des réductions intéressantes pour le train, comme je pars demain j'en avais vraiment besoin).
Attention, ce n'est pas terminé !
Après cette quête pleine de succès je rejoins Ophélie à la poste. Résumons la situation : Ophélie a besoin de faxer des documents de toute urgence. La semaine dernière au bureau international c'était possible, mais aujourd'hui non. C'est comme ça. Elle va donc faire la queue à la poste où seuls deux guichets sont ouverts. Elle attend depuis 20 minutes quand j'arrive, c'est enfin à son tour. Pas de bol : c'est pas le bon guichet pour faire des faxs, faut aller à celui d'à côté. Lequel ? Ah oui, celui où y a 8 personnes qui attendent depuis 30 minutes... Pas de problème.
Au bout de 10 minutes on est parties se boire quelque chose et je ne sais toujours pas à l'heure actuelle si Ophélie a enfin pu faxer ses documents.
Ce qu'il y a de bien avec la poste (et l'administration en général) en Pologne quand on est novice et étranger c'est qu'on ne sait jamais quelle file est la bonne pour ce qu'on a à faire, ce qui peut potentiellement démultiplier le temps d'attente ainsi que notre (ma ?) propension à exploser de rage, surtout quand on crève de chaud avec 20 personnes dans un espace réduit et qu'on ne sait même pas comment on va s'y prendre une fois devant le guichet pour expliquer à la dame qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on veut juste envoyer un colis en France.
Etrangement ça ne m'empêche pas d'adorer ce pays. Peut-être parce que même après avoir attendu 45 minutes, sué sang et eau pour me faire comprendre avec mon accent de française paumée, trépigné d'impatience pour que la connection se fasse dans le cerveau de mon interlocuteur et emmerdé les 15 personnes qui attendent poliment derrière, j'arrive toujours à sourire lorsqu'une dame me gratifie d'un "bardzo dobrze" (comprendre "très bien") parce que mon polonais n'est pas si mauvais ou encore quand une âme généreuse m'aide à envoyer mon colis (parce que la guichetière n'avait pas l'air de comprendre que je n'envoie pas tous les jours des paquets à l'internationale). Peut-être aussi parce que malgré leur lenteur, que ce soit à la poste, au supermarché ou à la gare, personne ne s'énerve, personne ne s'offusque de me voir ralentir une file parce qu'il faut parfois me répéter lentement les choses ou bien parce que je sors mon dictionnaire (surtout chez l'opticien). Les polonais sont habitués à faire la queue. Je n'ose pas dire que c'est depuis le régime communiste (notamment sous Gierek, avec la crise économique), de peur de faire insulte à... je ne sais quoi. Mais c'est comme ça. Les polonais attendent et les français râlent.
En conclusion je dirais : si vous comptez expérimenter l'administration par ici, n'oubliez pas votre pique-nique et votre sac de couchage. Et si vous n'avez pas peur de vous ruinez les épaules n'oubliez pas le "Guerre et Paix" de Tolstoi, c'est le bon moment pour commencer à vous cultiver.
Et comme je parlais du sapin de Noël bubonique de Wroclaw, le voici :
22:07 Publié dans Jaka jest Polska ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Warszawa
Je reprends le clavier pour vous embarquer à Varsovie (Warszawa pour les initiés, à prononcer "Varchava"). Peu de photos malheureusement, mais je n'y ai été somme toute que peu de temps : 2 jours en novembre (juste avant de partir en voiture pour Torun avec Stéphane et Rachel) et une journée en décembre. Oui, je suis parfois un peu impulsive, je suis partie un beau mardi à 6h du mat' de Wroclaw, arrivée à 12 h à Varsovie et repartie le soir même à 22h. On est rock'n'roll ou on ne l'est pas. Mais je ne serai pas sans y retourner, il sera toujours temps de rajouter des photos.
Autant vous prévenir tout de suite : je ne suis pas une grande fan de Varsovie. Comme toute capitale elle est peuplée de gens qui ne marchent pas mais courent, font la gueule dans le métro et n'ont que peu de considération pour les touristes et étrangers que nous sommes. Bon, je grossis le tableau et je pense n'avoir pas été là-bas assez longtemps pour apprécier la ville mais ceux qui me connaissent savent à quel point j'abhorre la foule. Et Varsovie est à la Pologne ce que Paris est à la France : une ville hypertrophiée par rapport au reste du pays (et je ne parle pas de l'équivalent polonais de l'étoile de Legrand, le train ici est une grande expérience). C'est aussi l'endroit par excellence pour faire affaire, on croise donc nombre d'hommes déguisés en pingouins, attaché-case à la main, se pressant d'un endroit à l'autre. Surtout autour du palais de la culture et des sciences (Palac kultury i nauki). Vous voyez pas de quoi je parle ? Je suis sûre que si !
20:02 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2009
Krakow, suite et fin ! (enfin)
Krakow, troisième épisode !
Et pour vous mettre dans l'ambiance je vais vous parler de Kazimierz (à prononcer Kazimieche), le quartier juif de Cracovie qui s'étend au sud de la vieille ville. Il n'a pas toujours fait partie de la ville : à l'origine c'était une bourgade à côté de Krakow qui était alors la capitale du duché de la Petite Pologne. Pourquoi ce nom ? C'est un hommage au roi Casimir III qui l'a fondée en 1335. Oui, en Pologne nous avons des rois qui s'appellent Casimir car ici c'est tous les jours le printemps (des alcooliques). D'ailleurs quand j'y repense Casimir III (dit le Grand) fut le dernier roi de la dynastie des Piast, et la Piast est la bière de Wroclaw. Y a pas de hasard. Mais je m'égare une fois de plus !
Casimir a créé Kazimierz pour des raisons d'abord stratégiques, la bourgade fut donc bientôt ceinte d'une muraille. Et plus tard en 1495 un autre roi créa un quartier juif à l'est de Kazimierz, lui aussi bientôt entouré d'une muraille, qui se développa de façon autonome. Cracovie et Kazimierz en vinrent à être mitoyennes, cette dernière fut donc intégrée à la ville principale en 1801. En 1822 les murs du quartier juif furent abattus et en 1860 fut levée l'interdiction pour les juifs d'habiter autre part que dans le ghetto.
Au cours du XIXème la vie culturelle et religieuse de Kazimierz se développa tant et si bien que le quartier devint un lieu important pour les juifs d'Europe centrale. La seconde guerre mondiale ne fut bien évidemment pas une période idyllique : les nazis firent construire un ghetto au sud de la ville où ils entassèrent jusqu'à 45000 juifs. Ils y construisirent des usines pour occuper tout ce petit monde et c'est d'ailleurs dans le coin que l'on trouve la fameuse fabrique d'Oscar Schindler (que l'on peut visiter aujourd'hui je crois, mais comme elle est assez excentrée je n'ai pas encore poussé jusque là). En 1942 fut ouvert le camp de Płaszów et la même année eurent lieu les premières déportations vers le camp d'Auschwitz-Birkenau (à environ 1h20 de bus, certainement moins dans un train rempli à ras bord de gens qu'on conduisait au casse-pipe)
Après la guerre environ 3000 juifs revinrent à Kazimierz pour découvrir leurs maisons détruites pour la plupart. Ils s'éparpillèrent et certains allèrent en Silésie (la région de Wroclaw) d'où comme je l'ai dit dans un article précédent les populations allemandes avaient été chassées. Toutefois la plupart émigrèrent et aujourd'hui il ne reste que très peu de juifs à Kazimierz.
Pourquoi c'est le quartier juif de Cracovie s'il n'y a presque plus de juifs, me direz-vous ? Et bien c'est un haut lieu de la mémoire juive. On y compte pas moins de 7 synagogues et je n'sais combien de sites à visiter. Mais c'est surtout devenu le quartier "bobo-branché" de Cracovie. Comme les logements y étaient bon marchés jusqu'à une certaine époque les étudiants et les artistes ont envahi la place et en ont fait leur fief. Il y a des pubs, cafés et restaurants à tous les coins de rue, tous avec cette atmosphère rétro boboïsante si particulière. Quand on se promène dans Kazimierz on a l'impression de faire un bond dans le temps et de retrouver les années 20 (oui, je les ai jamais connues les années 20 et le premier qui rigole je l'assome à coups de pierogi rances). Ca fleure bon le melting pot jusque dans les boîtes de nuit qui passent du klezmer et l'ambiance artisto-intellectualisante qui y règne n'est pas pour me déplaire (décidément je vais battre mon record de néologismes dans cet article).
Trêve de blabla, des photos ! Navrée une fois de plus car je n'en ai pas pris tant que ça...

Si vous avez eu le courage de me lire jusqu'au bout, je vous félicite. Et merci, parce que je mets un temps fou à écrire ces satanés articles...
02:16 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








